No comment...
9 mois de voyage, un tour du monde: le transiberien, la Mongolie, la Chine, l'asie du sud est, l'Inde et l'amerique du sud.
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Remarques Laos, le sourire
Quelques impressions, d'après nos courtes expériences...
- Le pays est encore moins touristique que le Vietnam ou le Cambodge. Les gens sont très souriants et nous saluent tout le temps. Ils sont également plus honnêtes, malgré la pauvreté, qui se voit sur les vêtements. Ces visages resteront gravés dans nos mémoires!
- Les sites touristiques ne sont pas bondés de monde, les prix des entrées encore très abordables. Par contre, les treks organisés sont hors budget.
- Les trajets s'effectuent lentement, en bus ou en tuk-tuk, avec de nombreux stops et pannes.
- Le pays est fortement influencé par ses voisins les thaïlandais, les cambodgiens et les vietnamiens, comme en témoigne la variété de nourriture. La spécialité culinaire du pays reste le 'laap', une salade à la viande ou bien au poisson finement hachée, assaisonnée aux herbes et épices pimentées. L'ancienne présence française est encore palpable, à travers la baguette qui reste facile à trouver et le sport national: la pétanque!
Tout comme le Vietnam, le Laos a été fortement touché par les bombardements américains lors de la secret war. Des enfants sautent encore tous les jours à cause des bombes encore présentes dans la région de Xieng Khuang. La minorité des Hmongs vivants dans la région montagnarde est de nos jours persécutés par les thaïlandais et les vietnamiens, qui les accusent d'avoir conspirer avec les ricains, alors que la majorité des hommes péris dans les combats et leurs enfants furent embrigadés dans une guerre dont ils ne comprenaient rien...
Chiang Rai et le triangle d'or, toucher la frontière birmane...
05.01.2013
La nuit ne fut pas assez longue, malgré la grasse mat jusqu'à 8h30. Laure va chercher le petit dej dans le centre ville pendant que Yoann part louer une moto pour la journée. Nous décollons enfin vers 11h, avec un détour à l'office du tourisme pour prendre une carte de la région. Nous prenons la direction du nord, afin de rallier le 'triangle d'or', contrée bordée par la Thaïlande, le Laos et la Birmanie.
Nous faisons une halte dans une plantation de thé vert. Les collines sont recouvertes de buissons à petites feuilles et l'air est agréablement parfumé. Un arrêt devant un champs d'ananas et nous découvrons comment ces fruits poussent! Les chinois débarquent en bus, nous rappelant plein de bons souvenirs...
En chemin, la modernité du pays nous marque: de nombreux magasins '7 eleven', des supermarchés avec des parkings pleins de voitures (non vus depuis plus la Mongolie), des panneaux publicitaires grands comme en Europe, la route goudronnée de qualité (Yoann fait sauter les 100km/h!), des feux de signalisation, pas de vache sauvage qui traverse devant la moto, ni de poule d'ailleurs... Et de nombreuses pancartes du roi, sujet plutôt tabou ici...
La ville Mae Sai sert de frontière Thaïlande-Birmanie, délimitée par le Mékong et des barbelés, avec toute l'agitation habituelle. Ca nous fait bizarre d'être si proche d'un poste frontière sans le franchir... Nous traçons le long de la rivière, et découvrons les monts birmans de loin. Il faut s'éloigner de la route principale pour découvrir la végétation dans la vallée, les rizieres et bananiers. Les bords de la route sont fortement aménagés, la région est sûrement plus peuplée que le nord du Laos.
Le triangle d'or est malheureusement connu pour sa grosse production et consommation d'opium depuis les années 1950. Le gouvernement a sévit les lois pour freiner la culture. Les minorités des montagnes qui produisent toujours du pavot vivent sous le seuil de pauvreté et les pays voisins se rabattent désormais sur l'héroïne ou les metamphetamines, pas joli joli...
L'endroit où le Mékong sert de frontière naturelle entre les 3 pays est un vrai spot touristique. Des stands ont poussés commes des champignons et des cars entiers de touristes affluent. C'est vrai que la vue n'est pas mal, les chinois photographient à cœur joie le grand bouddha doré, certains prient et font des dons. Des barques permettent de rallier le Laos et la Birmanie. Nous nous laissons tenter par une galette de riz noir gluante avec de la cassonade caramélisée à l'intérieur, grillée au barbecue puis enveloppée dans une feuille de banane -la description ne rend vraiment pas honneur au goût!- enfin une sucrerie qui reste gravée en tête...
De retour à Chiang Rai, Yoann retrouve sans difficulté la guesthouse en prenant des raccourcis. C'est la première fois que nous faisons autant de bornes en moto en une journée, 150km avec pas moins de 7 postes de contrôle. Les touristes n'intéressent pas les policiers, nous passons sans soucis. Nous retrouvons les allemands sur la terrasse et comme c'est samedi, nous prenons l'apéro (avec des fèves grillées et non des cacahuètes). Une fois par semaine, une avenue est bloquée à la circulation et une braderie s'y installe. Les stands proposent et vendent toutes sortes de choses: vêtements traditionnels ou modernes, chaussures, claquettes, gants et bonnets tricotés mains, bijoux, plantes et fleurs, scluptures sur bois (Laure reste scotchée sur une poire en bois qui donne envie de croquer dedans), des porte-monnaies artisanaux, des sacs, des jus de mandarines, des glaces en forme d'oeuf, des galettes à la dinde, des rouleaux de coco, des brochettes de calamars jaunes, de saucisses et de poulet, des moules frites, des grillons, des fruits exotiques dont des mangoustines (fruit à la pulpe sucrée) et des ananas au goût d'ananas... Et les fameuses galettes de riz noir! Bref c'est le premier marché si diversifié que nous voyons. Les locaux mangent sur la place publique et dansent en rythme sur une chorégraphie entraînante. Nous goutons à plein de choses délicieuses et profitons de cette ambiance de fête familiale dans la rue illuminée par des lampions. À l'auberge, nous faisons la connaissance d'autres allemands, très intéressants. La discussion continue jusque tard dans la nuit.
La nuit ne fut pas assez longue, malgré la grasse mat jusqu'à 8h30. Laure va chercher le petit dej dans le centre ville pendant que Yoann part louer une moto pour la journée. Nous décollons enfin vers 11h, avec un détour à l'office du tourisme pour prendre une carte de la région. Nous prenons la direction du nord, afin de rallier le 'triangle d'or', contrée bordée par la Thaïlande, le Laos et la Birmanie.
Nous faisons une halte dans une plantation de thé vert. Les collines sont recouvertes de buissons à petites feuilles et l'air est agréablement parfumé. Un arrêt devant un champs d'ananas et nous découvrons comment ces fruits poussent! Les chinois débarquent en bus, nous rappelant plein de bons souvenirs...
En chemin, la modernité du pays nous marque: de nombreux magasins '7 eleven', des supermarchés avec des parkings pleins de voitures (non vus depuis plus la Mongolie), des panneaux publicitaires grands comme en Europe, la route goudronnée de qualité (Yoann fait sauter les 100km/h!), des feux de signalisation, pas de vache sauvage qui traverse devant la moto, ni de poule d'ailleurs... Et de nombreuses pancartes du roi, sujet plutôt tabou ici...
La ville Mae Sai sert de frontière Thaïlande-Birmanie, délimitée par le Mékong et des barbelés, avec toute l'agitation habituelle. Ca nous fait bizarre d'être si proche d'un poste frontière sans le franchir... Nous traçons le long de la rivière, et découvrons les monts birmans de loin. Il faut s'éloigner de la route principale pour découvrir la végétation dans la vallée, les rizieres et bananiers. Les bords de la route sont fortement aménagés, la région est sûrement plus peuplée que le nord du Laos.
Le triangle d'or est malheureusement connu pour sa grosse production et consommation d'opium depuis les années 1950. Le gouvernement a sévit les lois pour freiner la culture. Les minorités des montagnes qui produisent toujours du pavot vivent sous le seuil de pauvreté et les pays voisins se rabattent désormais sur l'héroïne ou les metamphetamines, pas joli joli...
L'endroit où le Mékong sert de frontière naturelle entre les 3 pays est un vrai spot touristique. Des stands ont poussés commes des champignons et des cars entiers de touristes affluent. C'est vrai que la vue n'est pas mal, les chinois photographient à cœur joie le grand bouddha doré, certains prient et font des dons. Des barques permettent de rallier le Laos et la Birmanie. Nous nous laissons tenter par une galette de riz noir gluante avec de la cassonade caramélisée à l'intérieur, grillée au barbecue puis enveloppée dans une feuille de banane -la description ne rend vraiment pas honneur au goût!- enfin une sucrerie qui reste gravée en tête...
De retour à Chiang Rai, Yoann retrouve sans difficulté la guesthouse en prenant des raccourcis. C'est la première fois que nous faisons autant de bornes en moto en une journée, 150km avec pas moins de 7 postes de contrôle. Les touristes n'intéressent pas les policiers, nous passons sans soucis. Nous retrouvons les allemands sur la terrasse et comme c'est samedi, nous prenons l'apéro (avec des fèves grillées et non des cacahuètes). Une fois par semaine, une avenue est bloquée à la circulation et une braderie s'y installe. Les stands proposent et vendent toutes sortes de choses: vêtements traditionnels ou modernes, chaussures, claquettes, gants et bonnets tricotés mains, bijoux, plantes et fleurs, scluptures sur bois (Laure reste scotchée sur une poire en bois qui donne envie de croquer dedans), des porte-monnaies artisanaux, des sacs, des jus de mandarines, des glaces en forme d'oeuf, des galettes à la dinde, des rouleaux de coco, des brochettes de calamars jaunes, de saucisses et de poulet, des moules frites, des grillons, des fruits exotiques dont des mangoustines (fruit à la pulpe sucrée) et des ananas au goût d'ananas... Et les fameuses galettes de riz noir! Bref c'est le premier marché si diversifié que nous voyons. Les locaux mangent sur la place publique et dansent en rythme sur une chorégraphie entraînante. Nous goutons à plein de choses délicieuses et profitons de cette ambiance de fête familiale dans la rue illuminée par des lampions. À l'auberge, nous faisons la connaissance d'autres allemands, très intéressants. La discussion continue jusque tard dans la nuit.
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| Champs de thé vert |
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| Champs d'ananas |
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| Futur ananas |
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| Frontière Thaïlande-Birmanie avec barbelés |
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| Le triangle d'or |
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| Moto pour les pygmés |
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| Non Yoann n'est pas fan d'angry birds |
Huai Xai - Chiang Rai, good morning Thaïlande!
04.01.2013
Nous arrivons à 8h du matin à la station de bus de Huai Xai, avec du mal à ouvrir les yeux. Nous montons dans un tuk-tuk pour rejoindre la frontière Laos-Thaïlande, contrôle de passeports et traversons le Mékong en bateau. Puis de nouveau contrôle et tuk-tuk. Nous voilà arrivés en Thaïlande. Nous essayons de changer nos derniers Kips, mais le taux de change est mauvais dans la banque. Nous verrons ça plus tard. Petit sommeil dans le bus pour Chiang Rai de 2h. Première impression du pays: c'est très développé. Les routes sont goudronnées, les maisons en dur. Et grand changement: la conduite se fait à gauche.
À Chiang Rai nous cherchons une auberge, de nombreuses affichent complet, il faut tourner un certain moment avant de trouver quelque chose dans notre budget. Nous posons bagages puis retournons dans les rues pour changer nos sous laotiens. Personne ne les accepte, ni les banques, ni les bureaux de change, ni à la gare. Nous ruminons intérieurement d'avoir été aussi bêtes que ça, nous savions bien qu'il est préférable de changer dans le pays avant de le quitter, mais la courte nuit dans le bus a embrumé nos esprits... Yoann rentre dans un magasin qui vend des instruments de musique et Laure en ressort avec la petite sœur de Ginette, un Melodica! Elle peut de nouveau s'entraîner pour l'accordéon, mais seulement de la main droite. L'excitation est forte, les passants dans la rue se retournent sur les airs de Ginette.
Après une soupe de pâtes, nous retournons à l'auberge, toujours dégoutés de ne pas pouvoir changer nos Kips. Nous rencontrons un couple d'allemands qui se rend ensuite au Laos et nous échangeons nos Kip en Baths, super! Laure essaye de se remémorer ses leçons d'accordéon et casse les oreilles des alentours. Pas facile, il faudra imprimer quelques partitions...
Le soir, nous dinons avec Ulrike et Sascha dans un restaurant local. Les plats nous paraissent plus chers qu'au Laos et les portions plus petites. Nous finissons par discuter longuement de la Birmanie, car ils en reviennent émerveillés, mais tout de même un peu déçus de ne pas pouvoir visiter librement tout le pays, certaines zones sont interdites d'accès aux touristes. Les hôtels sont chers, rares et pourri. Puis l'appel du lit se fait sentir...
Nous arrivons à 8h du matin à la station de bus de Huai Xai, avec du mal à ouvrir les yeux. Nous montons dans un tuk-tuk pour rejoindre la frontière Laos-Thaïlande, contrôle de passeports et traversons le Mékong en bateau. Puis de nouveau contrôle et tuk-tuk. Nous voilà arrivés en Thaïlande. Nous essayons de changer nos derniers Kips, mais le taux de change est mauvais dans la banque. Nous verrons ça plus tard. Petit sommeil dans le bus pour Chiang Rai de 2h. Première impression du pays: c'est très développé. Les routes sont goudronnées, les maisons en dur. Et grand changement: la conduite se fait à gauche.
À Chiang Rai nous cherchons une auberge, de nombreuses affichent complet, il faut tourner un certain moment avant de trouver quelque chose dans notre budget. Nous posons bagages puis retournons dans les rues pour changer nos sous laotiens. Personne ne les accepte, ni les banques, ni les bureaux de change, ni à la gare. Nous ruminons intérieurement d'avoir été aussi bêtes que ça, nous savions bien qu'il est préférable de changer dans le pays avant de le quitter, mais la courte nuit dans le bus a embrumé nos esprits... Yoann rentre dans un magasin qui vend des instruments de musique et Laure en ressort avec la petite sœur de Ginette, un Melodica! Elle peut de nouveau s'entraîner pour l'accordéon, mais seulement de la main droite. L'excitation est forte, les passants dans la rue se retournent sur les airs de Ginette.
Après une soupe de pâtes, nous retournons à l'auberge, toujours dégoutés de ne pas pouvoir changer nos Kips. Nous rencontrons un couple d'allemands qui se rend ensuite au Laos et nous échangeons nos Kip en Baths, super! Laure essaye de se remémorer ses leçons d'accordéon et casse les oreilles des alentours. Pas facile, il faudra imprimer quelques partitions...
Le soir, nous dinons avec Ulrike et Sascha dans un restaurant local. Les plats nous paraissent plus chers qu'au Laos et les portions plus petites. Nous finissons par discuter longuement de la Birmanie, car ils en reviennent émerveillés, mais tout de même un peu déçus de ne pas pouvoir visiter librement tout le pays, certaines zones sont interdites d'accès aux touristes. Les hôtels sont chers, rares et pourri. Puis l'appel du lit se fait sentir...
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| Frontière Laos-Thaïlande |
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| Le melodica |
Luang Prabang - Huai Xai, Merci la famille Padichith!
03.01.2012
Petit déjeuner frais et matinal comme les 3 derniers matins. Afin de remercier la famille Padichith pour leur grande hospitalité, nous souhaitons leur imprimer quelques photos de famille prises lors de la fête du 1er janvier avec l'objectif 35mm. Un petit shop en centre ville imprime les clichés en un quart d'heure, après avoir fait une sélection sur l'ordinateur; l'affaire est vite pliée.
Le temps se lève, il fait de nouveau vite lourd dans les rues. Sur le marché, nous achetons des provisions pour le repas du midi: poisson grillé, œufs durs dans une sauce caramel, saucisse au barbecue, salade acide ... et une grande nouveauté, des œuf durs coupés en 2, dont le jaune a été mélangé avec de la viande et du riz, panés puis frits, un délice! Mamy Tam a tout de même cuisiné, à cela s'ajoute donc du sticky Rice, du caviar d'aubergines avec des bouts de viande, des haricots verts du jardin, du poisson à la tomate... Puis des fruits inconnus au bataillon. Bref nous sommes dans la continuité des 3 derniers jours! La mamy connaît très bien 'Manger beaucoup' en français.
Nous leur offrons les photos au dessert. Keo nous fait une cérémonie d'adieu, nous offre des bracelets et fait des prières en marmonnant pour la suite du voyage et plein de futurs enfants. Il souffle 3 fois dessus, puis nous faisons désormais partie de sa famille, Yoann et Laure Paditchith! Adoption facile....
Il nous propose de rester plus longtemps chez lui gratuitement. Nous lui expliquons que 'nous n'avons pas le temps' car la Thaïlande nous attend. L'excuse reste incomprise car c'est un concept qui n'existe pas, surtout quand on est en vacances...
Petite sieste pour yoann, puis nous prenons la route direction la station de bus. D'abord à pied, puis en tuk-tuk afin de négocier dur. Exceptionnellement aujourd'hui, il n'y a pas de bus local pour la frontière, nous prenons donc les 2 dernières places dans le bus VIP. 3h d'attente, nous tournons dans les environs puis c'est atelier couture pour Laure et lecture pour Yoann.
À 19h, nous partons, la clim à fond comme d'habitude dans ces bus à touristes. Dans la soute à bagages, les locaux s'entassent, calés par terre... Comme il fait nuit, nous ne voyons pas la route mais la ressentons. Les virages et les bosses de la piste nous secouent dans tous les sens et nous font sauter. Nos voisins de derrière et de devant n'ont pas l'air d'apprécier, ils se mettent rapidement à vomir... Sans rentrer dans les détails, on s'étonne que l'odeur soit différente de la notre, sûrement à cause de l'alimentation d'ici... Nous nous tartinons les vêtements du beaume du tigre, plus agréable pour nos nez... Nuit difficile!
Petit déjeuner frais et matinal comme les 3 derniers matins. Afin de remercier la famille Padichith pour leur grande hospitalité, nous souhaitons leur imprimer quelques photos de famille prises lors de la fête du 1er janvier avec l'objectif 35mm. Un petit shop en centre ville imprime les clichés en un quart d'heure, après avoir fait une sélection sur l'ordinateur; l'affaire est vite pliée.
Le temps se lève, il fait de nouveau vite lourd dans les rues. Sur le marché, nous achetons des provisions pour le repas du midi: poisson grillé, œufs durs dans une sauce caramel, saucisse au barbecue, salade acide ... et une grande nouveauté, des œuf durs coupés en 2, dont le jaune a été mélangé avec de la viande et du riz, panés puis frits, un délice! Mamy Tam a tout de même cuisiné, à cela s'ajoute donc du sticky Rice, du caviar d'aubergines avec des bouts de viande, des haricots verts du jardin, du poisson à la tomate... Puis des fruits inconnus au bataillon. Bref nous sommes dans la continuité des 3 derniers jours! La mamy connaît très bien 'Manger beaucoup' en français.
Nous leur offrons les photos au dessert. Keo nous fait une cérémonie d'adieu, nous offre des bracelets et fait des prières en marmonnant pour la suite du voyage et plein de futurs enfants. Il souffle 3 fois dessus, puis nous faisons désormais partie de sa famille, Yoann et Laure Paditchith! Adoption facile....
Il nous propose de rester plus longtemps chez lui gratuitement. Nous lui expliquons que 'nous n'avons pas le temps' car la Thaïlande nous attend. L'excuse reste incomprise car c'est un concept qui n'existe pas, surtout quand on est en vacances...
Petite sieste pour yoann, puis nous prenons la route direction la station de bus. D'abord à pied, puis en tuk-tuk afin de négocier dur. Exceptionnellement aujourd'hui, il n'y a pas de bus local pour la frontière, nous prenons donc les 2 dernières places dans le bus VIP. 3h d'attente, nous tournons dans les environs puis c'est atelier couture pour Laure et lecture pour Yoann.
À 19h, nous partons, la clim à fond comme d'habitude dans ces bus à touristes. Dans la soute à bagages, les locaux s'entassent, calés par terre... Comme il fait nuit, nous ne voyons pas la route mais la ressentons. Les virages et les bosses de la piste nous secouent dans tous les sens et nous font sauter. Nos voisins de derrière et de devant n'ont pas l'air d'apprécier, ils se mettent rapidement à vomir... Sans rentrer dans les détails, on s'étonne que l'odeur soit différente de la notre, sûrement à cause de l'alimentation d'ici... Nous nous tartinons les vêtements du beaume du tigre, plus agréable pour nos nez... Nuit difficile!
Luang Prabang: enfin la visite!
02.01.2013
Levé avec les poules, ou plutôt avec le chant des coqs. Sur la terrasse, nous déjeunons fraîchement. Le ciel est couvert mais le soleil ne tarde pas à pointer son nez. Nous envoyons des mails et regardons le guide de la Thaïlande, histoire d'avoir une idée du parcours pour nos 2 prochaines semaines au nord. Nous donnons aussi un peu de linge à laver, la dernière lessive remontant à 7 semaines... Vu les chaleurs, nous profitons à chaque fois de la douche pour laver les vêtements que l'on a sur le dos et les remettre ensuite, ce qui nous maintient un peu au frais. En 2h, c'est sec!
Lorsque Kéo revient de son exercice (sa ballade quotidienne pour se maintenir en forme), nous l'accompagnons à son potager qui se trouve sur les berges du Mékong. Le terrain est grand mais totalement en pente. Nous ramassons des haricots verts, des aubergines rondes et de la salade qui permettent d'approvisionner toute la famille en légumes. Le grand père est heureux de notre aide car nous le soulageons du poids du panier bien garni. Mamy Tam se met alors en cuisine, dans la rue derrière son feu de bois et sort casseroles et poêles version taille familiale. La maison de leur fille voisine est en train d'être agrandie pour y aménager une cuisine. Je leur demande comment ils font lorsqu'il pleut, la réponse reste évasive... Mais ils mangent à l'intérieur.
Nous décollons vers midi, malgré l'invitation de la famille à manger avec eux. Aujourd'hui, nous souhaitons enfin visiter la ville classée au patrimoine de l'unesco et découvrir son charme. Hormis le mont Phussy qui surplombe la ville et le night market vendant des articles artisanaux, nous n'avons pas vu grand chose. Elle est ceinturée par le Mékong et le Nam Khan. Le centre ville se situe sur la péninsule. Des ponts en bambous permettent l'accès à l'autre rive, mais uniquement en saison sèche. En effet, pendant la saison des pluies, le courant est trop fort et vu la construction du pont, nous comprenons vite le risque à ne pas prendre... Les berges sont toutes cultivées, comme le jardin du proprio. Le terre est sûrement bien fertile avec le limon déposé par le fleuve.
Nous cherchons un distributeur automatique et retournons à la poste fermée pour la pause déjeuner. Mais le prix d'un timbre (1.1€) nous cloue le bec, nous enverrons certaines cartes de Thaïlande -peut-être que les timbres seront moins chers là bas. Passer la moitié du budget journalier pour envoyer des nouvelles, qui ne seront de toutes manières plus très fraîches, ça nous fait un peu mal au cœur...
Nous nous baladons dans les rues calmes et propres, en admirant les maisons blanches joliment décorées de bois et fleurs. La ville est touristique, les guesthouses poussent comme des champignons.
De nombreux moines sillonnent la ville, rien d'étonnant vu le nombre de Wats. Ils sont plus joliment décorés les uns que les autres. Les façades sont gravées puis dorées à la peinture. Une petite pause jus de fruit frais banane et citron puis c'est reparti.
Des bus et des bateaux remontants le Mékong permettent de rallier la frontière thaïlandaise. Nous comparons les prix et nous décidons pour le bus local, sans réservation, 15-20h de trajet selon les sources (ils se prévoient une sacrée marge entre nous...).
De retour à l'auberge, le problème du paiement sur internet se règle enfin grâce à quelques coups de fils passés en France et nous pouvons changer nos billets d'avion. Bonne chose de réglée, après 3 jours d'attente! C'est un réel soulagement... Nous pouvons donc partir demain pour la Thaïlande.
Un bar de la ville passe des films gratuitement à 19h. Ce soir, c'est 007 et nous souhaitons en profiter pour nous caler devant la télé (le dernier film regardé était en chinois il y a 3 mois de ça...)
Mais c'est notre dernière soirée en compagnie des proprios, qui nous invitent à souper avec eux. Une telle proposition ne se refuse pas. Ils nous préparent un buffet digne de Noël, nos assiettes ne désemplissent pas et la quantité de riz ingurgitée est juste incroyable. Laure essaye de créer un équilibre avec les légumes, ceux ramassés le matin au jardin, histoire de faire passer le bouchon... Les grands parents sont de bonne humeur et le moment partagé réciproquement apprécié. Keo nous explique qu'après notre départ, il va augmenter les prix, 1€ de plus pour chaque chambre, nouvelle année oblige. C'est qu'il ne perd pas le nord le papy de 76 ans! Nous allons ensuite boire une bière au marché ensemble (coca pour lui à cause de son hypertension) puis sur une terrasse le long du Mékong avec un français.
Levé avec les poules, ou plutôt avec le chant des coqs. Sur la terrasse, nous déjeunons fraîchement. Le ciel est couvert mais le soleil ne tarde pas à pointer son nez. Nous envoyons des mails et regardons le guide de la Thaïlande, histoire d'avoir une idée du parcours pour nos 2 prochaines semaines au nord. Nous donnons aussi un peu de linge à laver, la dernière lessive remontant à 7 semaines... Vu les chaleurs, nous profitons à chaque fois de la douche pour laver les vêtements que l'on a sur le dos et les remettre ensuite, ce qui nous maintient un peu au frais. En 2h, c'est sec!
Lorsque Kéo revient de son exercice (sa ballade quotidienne pour se maintenir en forme), nous l'accompagnons à son potager qui se trouve sur les berges du Mékong. Le terrain est grand mais totalement en pente. Nous ramassons des haricots verts, des aubergines rondes et de la salade qui permettent d'approvisionner toute la famille en légumes. Le grand père est heureux de notre aide car nous le soulageons du poids du panier bien garni. Mamy Tam se met alors en cuisine, dans la rue derrière son feu de bois et sort casseroles et poêles version taille familiale. La maison de leur fille voisine est en train d'être agrandie pour y aménager une cuisine. Je leur demande comment ils font lorsqu'il pleut, la réponse reste évasive... Mais ils mangent à l'intérieur.
Nous décollons vers midi, malgré l'invitation de la famille à manger avec eux. Aujourd'hui, nous souhaitons enfin visiter la ville classée au patrimoine de l'unesco et découvrir son charme. Hormis le mont Phussy qui surplombe la ville et le night market vendant des articles artisanaux, nous n'avons pas vu grand chose. Elle est ceinturée par le Mékong et le Nam Khan. Le centre ville se situe sur la péninsule. Des ponts en bambous permettent l'accès à l'autre rive, mais uniquement en saison sèche. En effet, pendant la saison des pluies, le courant est trop fort et vu la construction du pont, nous comprenons vite le risque à ne pas prendre... Les berges sont toutes cultivées, comme le jardin du proprio. Le terre est sûrement bien fertile avec le limon déposé par le fleuve.
Nous cherchons un distributeur automatique et retournons à la poste fermée pour la pause déjeuner. Mais le prix d'un timbre (1.1€) nous cloue le bec, nous enverrons certaines cartes de Thaïlande -peut-être que les timbres seront moins chers là bas. Passer la moitié du budget journalier pour envoyer des nouvelles, qui ne seront de toutes manières plus très fraîches, ça nous fait un peu mal au cœur...
Nous nous baladons dans les rues calmes et propres, en admirant les maisons blanches joliment décorées de bois et fleurs. La ville est touristique, les guesthouses poussent comme des champignons.
De nombreux moines sillonnent la ville, rien d'étonnant vu le nombre de Wats. Ils sont plus joliment décorés les uns que les autres. Les façades sont gravées puis dorées à la peinture. Une petite pause jus de fruit frais banane et citron puis c'est reparti.
Des bus et des bateaux remontants le Mékong permettent de rallier la frontière thaïlandaise. Nous comparons les prix et nous décidons pour le bus local, sans réservation, 15-20h de trajet selon les sources (ils se prévoient une sacrée marge entre nous...).
De retour à l'auberge, le problème du paiement sur internet se règle enfin grâce à quelques coups de fils passés en France et nous pouvons changer nos billets d'avion. Bonne chose de réglée, après 3 jours d'attente! C'est un réel soulagement... Nous pouvons donc partir demain pour la Thaïlande.
Un bar de la ville passe des films gratuitement à 19h. Ce soir, c'est 007 et nous souhaitons en profiter pour nous caler devant la télé (le dernier film regardé était en chinois il y a 3 mois de ça...)
Mais c'est notre dernière soirée en compagnie des proprios, qui nous invitent à souper avec eux. Une telle proposition ne se refuse pas. Ils nous préparent un buffet digne de Noël, nos assiettes ne désemplissent pas et la quantité de riz ingurgitée est juste incroyable. Laure essaye de créer un équilibre avec les légumes, ceux ramassés le matin au jardin, histoire de faire passer le bouchon... Les grands parents sont de bonne humeur et le moment partagé réciproquement apprécié. Keo nous explique qu'après notre départ, il va augmenter les prix, 1€ de plus pour chaque chambre, nouvelle année oblige. C'est qu'il ne perd pas le nord le papy de 76 ans! Nous allons ensuite boire une bière au marché ensemble (coca pour lui à cause de son hypertension) puis sur une terrasse le long du Mékong avec un français.
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| Le pont en bambou |
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| Citronnier en fleurs |
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| Haricots verts montants |
Nouvel L'an - g Prabang: en famille
01.01.2013
Nous n'avons pas eu de cadeau de Noël, mais une bonne surprise nous attend de bon matin: en video un peu plus bas. Merci les amis pour cette bombe sentimentale! Nous nous levons à 7h et passons quelques coups de fils en Europe. Après trois heures de sommeil, la tête tourne encore un peu. Nous essayons de nous recoucher, mais sommes vite réveillés par les proprios qui fêtent la nouvelle année en famille (Kéo a 11 enfants et de nombreux petits enfants). Nous décidons donc d'aller faire un tour en ville. Nous ne faisons pas 5m... En effet la famille de Keo nous invitent à nous asseoir. C'est reparti comme hier, le verre de bière ne se vide jamais comme les assiettes. Les voisins, les membres de la famille, les passants défilent. Ils passent un moment avec nous repartent, reviennent, ou restent tout simplement assis sur la paillasse. Nous mangeons des morning glory un peu épicées, du bœuf émincé. Ensuite vient la soupe de légumes avec ses cubes de sang coagulés bouillîts. Après tout ça vient la nouvelle fournée de morning glory, les boulettes de viandes, le sticky rice, algues du Mékong frites avec graines de sésame, etc... La musique est au plus fort. On s'échange le micro et chante les tubes lao ou des trucs plus modernes comme le gagnam style... Tout le monde est très joyeux, on danse, on se rassoit, on remange, on reboit.
Vers 16h30 le calme revient, les femmes vont faire la sieste et Keo nous proposent de venir avec lui monter le phussy. Une petite colline en centre ville abritant un temple et des bouddhas. C'est son rituel quotidien, l'exercice pour se maintenir en forme. Nous sommes 6 ou 7, belge, français, néerlandais, italien à prendre part à l'ascension. La vue en haut est splendide, le soleil tombe derrière les montagnes avoisinantes. Mais malheureusement le site est trop bondé à notre goût.
De retour à l'auberge Laure s'achète un pantalon sur le night market! Puis elle repart avec Keo et mamy Tam au marché. C'est un émerveillement de découvrir tous ces légumes et plats cuisinés avec des locaux qui parlent notre langue: des haricots verts longs de 50cm, des aubergines grosses comme des balles de golf, toutes sortes de salades, des citrons verts, des racines, des brochettes de viande et de poissons, des chips de légumes... Un stand tenu par une mama vend toutes sortes de plats locaux. Nous repartons avec plusieurs petits sachets en plastiques, à servir dans un plat arrivés à la maison. Ce sera notre repas du soir en compagnie de Kéo et mamy Tam, au frais de la princesse encore une fois: poissons à la tomate, foie, poulet, légumes, rouleaux de printemps frais, soupe épicée, le tout avec du riz pofpof. Le ventre plus que plein, encore une fois, nous nous endormons tranquillement.
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